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Permis B, L, C, G : lequel te concerne et comment l’obtenir (2026)

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Nora De Pontes

Nora De Pontes, fondatrice de Conseil Jeunes, informe les jeunes actifs de Suisse romande sur leurs droits et leur argent : salaire, cotisations, impôts et aides. Nos contenus sont relus par des conseillers en prévoyance et en fiscalité.

Publié le 22 juillet 2026 · Mis à jour le 23 juillet 2026

Rédigé par l’équipe de Conseil Jeunes, qui accompagne environ 300 jeunes par mois dans leurs démarches administratives en Suisse romande.

Tu as signé un contrat en Suisse, ou tu es sur le point de le faire, et on te parle de permis B, de permis L, de livret G. Personne ne t’explique lequel te concerne, ni où le demander, ni combien ça coûte. Les sites officiels ont l’info exacte mais te la donnent en langage juridique, éclatée sur quinze pages.

Voici la version claire. Dans la grande majorité des situations, deux choses déterminent ton permis : la durée de ton contrat de travail et l’endroit où tu dors. Contrat de moins d’un an → permis L. Contrat d’un an ou plus (ou CDI) → permis B. Tu habites en France et tu rentres chez toi au moins une fois par semaine → permis G. Et après 5 ans de vie en Suisse → permis C.

Cet article détaille les quatre permis pour les ressortissants UE/AELE (Français, Belges, Portugais, Italiens…), puis la démarche concrète à Genève (OCPM) et dans le canton de Vaud (SPOP) : étapes, documents, coûts au franc près, délais réels. Si tu viens d’un pays hors Union européenne (Canada, Québec, Maroc…), les règles sont différentes : va directement à la section hors-UE plus bas.

Les 4 permis en 30 secondes

PermisC’est pour quiDurée de validitéCondition principale
L (courte durée)Contrat de 3 à 12 moisLa durée du contratContrat de travail de 3 mois à 1 an
B (séjour)CDI ou contrat ≥ 12 mois5 ans, renouvelableContrat d’au moins 365 jours
C (établissement)Résident de longue dateIllimitée5 ans de séjour ininterrompu (Français et la plupart des pays UE)
G (frontalier)Tu travailles en Suisse, tu habites à l’étranger5 ans (si contrat ≥ 1 an)Retour à ton domicile au moins 1 fois par semaine

Cas particulier à connaître avant tout : un contrat de moins de 3 mois par année civile ne demande aucun permis. Ton employeur fait une simple annonce en ligne auprès du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), et tu peux travailler dès ton arrivée. Beaucoup de jeunes en job d’été ou en mission courte paient un permis pour rien : vérifie ce point avant de remplir quoi que ce soit (source : sem.admin.ch).

Quel permis pour toi ? L’arbre de décision

Réponds à ces questions dans l’ordre, tu tombes sur ton permis.

1. Tu vas habiter en Suisse ou rester domicilié à l’étranger ?

  • Tu gardes ton domicile en France (ou ailleurs en UE/AELE) et tu rentres chez toi au moins une fois par semaine → permis G, section frontalier plus bas.
  • Tu déménages en Suisse → question 2.

2. Combien de temps dure ton contrat de travail ?

  • Moins de 3 mois sur l’année civile → pas de permis, juste l’annonce en ligne faite par ton employeur.
  • Entre 3 et 12 mois → permis L.
  • 12 mois ou plus, ou CDI → permis B.

3. Tu vis déjà en Suisse depuis des années ?

  • 5 ans de séjour ininterrompu avec un permis B (pour les Français et la plupart des nationalités UE) → tu peux demander le permis C, qui te libère de la plupart des contraintes.

Quelques situations qui sortent de l’arbre :

  • Tu arrives sans contrat, pour chercher un emploi : tu peux séjourner jusqu’à 3 mois sans permis, puis obtenir un permis L « chercheur d’emploi » si tu prouves que tu cherches activement et que tu as de quoi vivre. Ce permis ne donne aucun droit à l’aide sociale (source : SEM).
  • Tu viens étudier : permis B étudiant, avec des conditions propres (inscription dans une école, ressources suffisantes). Ce n’est pas le sujet de cet article.
  • Tu ne travailles pas mais tu veux vivre en Suisse (rentier, année sabbatique) : permis B sans activité, à condition de prouver des moyens financiers suffisants et une assurance maladie et accidents complète.
  • Intérim ou missions en chaîne : c’est la durée de chaque contrat qui compte. Des missions courtes répétées peuvent te maintenir en permis L pendant des mois. Si tu cumules plus de 12 mois, demande le passage en B (voir la section permis L).

Toujours pas sûr du permis qui correspond à ta situation ? Pose la question en séance d’information gratuite, on fait le tri avec toi en quelques minutes.

Le permis L : la courte durée (3 à 12 mois)

Le permis L, c’est l’autorisation de courte durée. Elle colle à ton contrat : engagé 6 mois, permis valable 6 mois.

Conditions. Un contrat de travail d’une durée de 3 mois à 1 an auprès d’un employeur en Suisse. En dessous de 3 mois par année civile, pas besoin de permis (procédure d’annonce en ligne). Ces règles viennent de l’Accord sur la libre circulation des personnes, détaillées sur sem.admin.ch.

Durée et prolongation. Le permis L est valable pour la durée du contrat et peut être prolongé jusqu’à 12 mois au total. Au-delà, tu bascules vers un permis B.

Ce que le permis L te permet. Vivre en Suisse, travailler, ouvrir un compte bancaire, signer un bail (certaines régies font la fine bouche, on y revient). Tu cotises à l’AVS et au 2e pilier comme tout salarié : jette un œil à notre article sur la fiche de salaire suisse pour comprendre où part ton brut.

Les limites concrètes. Le permis L est le moins confortable des quatre. Les régies immobilières et certains bailleurs le voient comme un signe de précarité, et quelques banques limitent leurs offres. Rien d’illégal, mais prévois un dossier logement solide. Autre point : avec un permis L, ton imposition passe par l’impôt à la source, prélevé directement sur ton salaire.

Le réflexe qui change tout. Si ton CDD de 8 mois se transforme en CDI, ne laisse pas ton permis L courir jusqu’au bout : demande le changement de statut L vers B dès la signature du nouveau contrat. À Genève, ce changement coûte CHF 65 pour un ressortissant UE (tableau des taxes OCPM 2026).

Le permis B : le séjour classique (5 ans)

C’est le permis de la grande majorité des jeunes actifs qui s’installent : tu as un CDI ou un contrat d’au moins 12 mois, tu obtiens un permis B valable 5 ans.

Conditions. Prouver un engagement de durée indéterminée ou d’au moins 365 jours auprès d’un employeur suisse. C’est tout, pour un ressortissant UE/AELE : avec la libre circulation, tu n’as pas à convaincre l’administration, le contrat suffit (source : sem.admin.ch).

Durée et renouvellement. 5 ans, renouvelable par tranches de 5 ans tant que les conditions sont remplies. Un seul piège, écrit noir sur blanc chez le SEM : si tu es au chômage involontaire depuis plus de 12 mois consécutifs au moment du premier renouvellement, la prolongation peut être limitée à 1 an.

Ce que le permis B te permet. Changer d’employeur librement, changer de canton, faire venir ta famille, tout ça sans nouvelle autorisation de travail. La mobilité professionnelle et géographique est garantie par l’accord de libre circulation. Seule formalité en cas de déménagement dans un autre canton : annoncer ton arrivée (à Genève, le changement de canton coûte CHF 40 pour un ressortissant UE).

Côté impôts. Avec un permis B, tu es imposé à la source. Si tu gagnes plus de CHF 120 000 par an ou si tu veux faire valoir des déductions, la taxation ordinaire ultérieure peut te faire récupérer de l’argent : on a détaillé ça dans l’article impôt à la source.

Côté subsides. Détail que presque personne ne te dit à l’arrivée : avec un permis B, tu as droit aux subsides d’assurance maladie si tes revenus sont dans les barèmes. À Genève, un jeune de 19 à 25 ans peut toucher CHF 231 par mois de réduction de prime. Regarde nos guides subsides Genève et subsides Vaud.

Le permis C : l’établissement (illimité)

Le permis C, c’est la fin des renouvellements et des conditions. Le SEM le formule ainsi : le droit au séjour est de durée indéterminée et n’est assorti d’aucune condition.

Quand y as-tu droit ? Après 5 ans de séjour régulier et ininterrompu en Suisse si tu es ressortissant d’un pays ayant une convention d’établissement avec la Suisse : France, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Autriche, Danemark, Finlande, Suède, Grèce, Irlande, plus les pays AELE. Pour les autres ressortissants UE, c’est 10 ans (source : sem.admin.ch).

Attention au mot « ininterrompu ». Un départ de Suisse de plusieurs mois peut remettre le compteur à zéro. Si tu pars en mission longue à l’étranger pendant tes 5 premières années, renseigne-toi avant sur le maintien de ton séjour.

Ce que ça change concrètement.

  • Plus d’impôt à la source : tu passes à la taxation ordinaire, comme les Suisses, avec déclaration annuelle et accès à toutes les déductions.
  • Plus aucune limite liée à l’emploi : indépendant, changement de branche, pause carrière, le permis C ne bouge pas.
  • Les banques et les régies te traitent comme un résident permanent. Pour un prêt hypothécaire, le permis C pèse lourd dans le dossier.

La démarche. Le passage de B à C se demande auprès de ton canton (OCPM à Genève, SPOP dans le canton de Vaud) quelques mois avant d’atteindre les 5 ans. À Genève, le changement de statut B vers C coûte CHF 105 pour un adulte UE, et le permis C anticipé affiche un délai de traitement d’environ 12 mois selon les délais moyens publiés par l’OCPM. Anticipe.

Le permis G : le frontalier

Tu habites en France (Annemasse, Ferney, Divonne, Thonon…) et tu as décroché un job à Genève, Nyon ou Lausanne ? C’est le permis G qu’il te faut, pas le B.

Conditions. Être domicilié dans un pays UE/AELE et travailler en Suisse en rentrant à ton domicile principal en principe chaque jour, ou au moins une fois par semaine. Les anciennes « zones frontalières » ont été supprimées : tu peux habiter n’importe où dans l’UE/AELE et travailler n’importe où en Suisse (source : sem.admin.ch).

Durée. 5 ans si ton contrat est un CDI ou dure plus d’un an. Si ton contrat dure entre 3 mois et 1 an, le permis G est valable pour la durée du contrat. En dessous de 3 mois par année civile : pas de permis, simple annonce en ligne.

Mobilité. Le permis G UE/AELE te donne la mobilité professionnelle et géographique : tu peux changer d’employeur ou de canton de travail. À Genève, le « changement professionnel » d’un frontalier UE coûte CHF 65. Pense à le déclarer : ton permis mentionne ton employeur.

Qui fait la demande ? À Genève, pour un ressortissant UE/AELE, c’est toi qui déposes la demande (en ligne, voir plus bas). Pour un ressortissant d’État tiers domicilié en France, c’est l’employeur qui doit la déposer (source : ge.ch).

Après le permis : les vrais sujets frontaliers. Le permis G n’est que la porte d’entrée. Les décisions qui pèsent sur ton portefeuille arrivent après : le droit d’option entre LAMal et CMU (3 mois pour choisir, quasi irréversible), l’impôt à la source ou l’imposition en France selon ton canton, le chômage. On a regroupé tout ça dans notre hub Frontalier en Suisse.

Et si tu viens d’un pays hors UE ?

Tout ce qui précède vaut pour les ressortissants UE/AELE. Si tu es Canadien, Québécois, Marocain, Tunisien ou de tout autre État tiers, le système change complètement : pas de libre circulation, donc ton employeur doit prouver qu’il n’a trouvé personne en Suisse ni dans l’UE pour le poste (ordre de priorité), et les permis sont contingentés.

Les chiffres 2026, fixés par le Conseil fédéral le 19 novembre 2025 : 8 500 permis pour les travailleurs qualifiés d’États tiers (4 500 permis B + 4 000 permis L) pour toute la Suisse, plus un contingent séparé de 3 500 unités pour les ressortissants du Royaume-Uni (2 100 B + 1 400 L). Source : admin.ch.

Conséquence directe : la demande passe par l’employeur, vise en priorité les profils qualifiés (diplôme universitaire, expérience), et les délais sont plus longs. On prépare un guide complet sur le sujet, avec le cas particulier de l’Entente Québec-Suisse : il arrivera dans ce hub.

Demander ton permis à Genève (OCPM) : la démarche complète

À Genève, tout passe par l’OCPM (Office cantonal de la population et des migrations), route de Chancy 88 à Onex. Bonne nouvelle : une démarche en ligne unique regroupe l’annonce d’arrivée et la première demande de permis, en français et en anglais, utilisable même depuis l’étranger avant ton déménagement (source : ge.ch).

Étape 1 — Annonce ton arrivée dans les temps

Tu peux t’annoncer entre 30 jours avant et 14 jours après ton arrivée à Genève. Et la demande d’autorisation de travail doit être faite avant de commencer à travailler. Le bon réflexe : lance la démarche en ligne dès que ton contrat est signé et ton logement trouvé, sans attendre le déménagement.

Étape 2 — Prépare tes documents

Pour un salarié UE/AELE avec un contrat de plus de 4 mois, l’OCPM demande :

  • le formulaire M rempli et signé par ton employeur (c’est lui qui atteste ton engagement) ;
  • une copie couleur de ta pièce d’identité en cours de validité ;
  • une copie de ton bail, ou l’attestation du logeur (formulaire AL) si tu es hébergé (colocation, famille, ami) ;
  • pour les intérimaires : le contrat de mission ou de location de services.

Le point qui bloque le plus de dossiers de jeunes : l’attestation de logement. Si tu commences en colocation ou sur le canapé d’un pote, fais remplir le formulaire AL par la personne qui t’héberge, sinon ton dossier reste incomplet et le délai repart de zéro.

Étape 3 — Dépose la demande et commence à travailler

Cas standard (contrat de plus de 4 mois) : la demande est déposée par toi ou par ton employeur. Et tu n’as pas besoin d’attendre le permis : tu peux commencer à travailler dès l’envoi du dossier complet à l’OCPM, sauf profession réglementée qui demande une autorisation d’exercer (source : ge.ch).

Cas courts : pour un contrat de 120 jours à 4 mois, c’est l’employeur qui dépose la demande et tu peux travailler dès ton entrée en Suisse. En dessous de 3 mois, simple annonce en ligne, gratuite.

Étape 4 — Reçois ton permis (et paie la taxe)

Les délais moyens publiés par l’OCPM (mise à jour du 6 juillet 2026) :

DemandeDélai moyen OCPM
Première demande de permis de travail (UE/AELE)6 à 8 semaines
Permis frontalier Genviron 3 mois
Renouvellement de permisenviron 3 mois
Permis C anticipéenviron 12 mois

Ces délais supposent un dossier complet. Chaque pièce manquante rallonge l’attente, et l’OCPM traite un volume énorme de demandes : vérifie deux fois ton dossier avant l’envoi. En attendant le permis, tu peux commander une attestation de « demande de permis déposée » sur ge.ch, souvent suffisante pour les régies et les banques.

Combien ça coûte à Genève

Montants officiels du tableau des taxes OCPM (état janvier 2026), pour un adulte ressortissant UE/AELE :

PrestationCoût (adulte UE/AELE)
Première demande permis B ou LCHF 65
Prolongation permis B ou LCHF 65
Changement de statut L → BCHF 65
Première demande permis G (frontalier)CHF 65
Prolongation permis GCHF 65
Changement d’employeur (permis G)CHF 65
Passage au permis C (changement de statut B → C)CHF 105
Changement de canton (arrivée à Genève avec un permis existant)CHF 40
Changement d’adresse dans le cantongratuit (CHF 25 avec nouvelle carte biométrique)

Pour un ressortissant d’État tiers, compte davantage : CHF 137 pour une première demande de permis B avec biométrie, CHF 120 pour un permis G. Les moins de 18 ans paient environ moitié prix. Source : tableau des taxes OCPM.

Un dossier OCPM incomplet repart à zéro. Avant d’envoyer le tien, fais-le relire en séance d’information gratuite.

Demander ton permis dans le canton de Vaud (SPOP)

Dans le canton de Vaud, le circuit est différent de Genève : tu ne t’adresses pas directement au canton, mais à ta commune. C’est ensuite le SPOP (Service de la population) qui délivre le permis.

Étape 1 — Annonce-toi à ta commune sous 8 jours

Dès ton arrivée à Lausanne, Nyon, Morges, Yverdon ou n’importe quelle commune vaudoise, tu dois t’annoncer au contrôle des habitants de ta commune dans les 8 jours (délai fixé par la loi vaudoise sur le contrôle des habitants), et dans tous les cas avant de commencer ton emploi. Chaque commune a son bureau des étrangers intégré au contrôle des habitants.

Étape 2 — Remplis le formulaire d’annonce d’arrivée

Pour un ressortissant UE/AELE, le document central est le formulaire « Annonce d’arrivée ressortissant(e) de l’UE ou de l’AELE » du SPOP, à remplir individuellement dès 15 ans (disponible sur vd.ch). Prévois avec :

  • ta pièce d’identité en cours de validité ;
  • ton contrat de travail (c’est lui qui détermine permis L ou B) ;
  • ton bail ou une attestation de ton logeur ;
  • une photo au format passeport.

La liste exacte des pièces peut varier d’une commune vaudoise à l’autre : vérifie-la sur le site de ton contrôle des habitants (ex. lausanne.ch pour Lausanne) avant de te déplacer.

Étape 3 — La commune transmet, le SPOP délivre

Ta commune enregistre ton arrivée et transmet le dossier au SPOP à Lausanne, qui établit ton permis selon ton contrat : L pour un contrat de 3 à 12 mois, B pour un CDI ou un contrat d’un an et plus, G pour un frontalier. Tu reçois ensuite ton titre de séjour par courrier.

Contrairement à Genève, le canton de Vaud ne publie pas de tableau unique des émoluments : la somme à payer dépend de ta commune, qui perçoit sa part au moment du dépôt. Demande le montant exact à ton contrôle des habitants quand tu déposes ton dossier.

Genève vs Vaud : le résumé

GenèveVaud
GuichetOCPM (canton), en ligneContrôle des habitants de ta commune
Délai pour s’annoncer30 jours avant à 14 jours après l’arrivée8 jours après l’arrivée
Formulaire cléFormulaire M (+ AL si hébergé)Annonce d’arrivée UE/AELE du SPOP
Coût 1re demande B/L (adulte UE)CHF 65Variable selon la commune — voir ton contrôle des habitants
Délai moyen 1re demande6 à 8 semainesPas de délai officiel publié — demande à ta commune ou au SPOP

Renouvellement, changement d’employeur, changement de canton

Renouveler ton permis. Le permis B se renouvelle tous les 5 ans, le L à l’échéance du contrat (jusqu’à 12 mois au total). Ne laisse pas passer la date : lance le renouvellement 2 à 3 mois avant l’échéance, puisque le délai moyen de renouvellement à Genève est justement d’environ 3 mois. Un permis échu complique tout : embauche, bail, voyage.

Changer d’employeur. Avec un permis B ou L UE/AELE, tu changes d’employeur librement, sans autorisation. Avec un permis G, la mobilité professionnelle est aussi garantie, mais le changement se déclare (CHF 65 à Genève). Les choses sont différentes pour les ressortissants d’États tiers : le changement d’emploi reste soumis à autorisation.

Changer de canton. Ton permis reste valable, tu annonces simplement ton arrivée dans le nouveau canton (dans les 14 jours à Genève, 8 jours dans le canton de Vaud). L’opération coûte CHF 40 à Genève pour un ressortissant UE.

Si tu perds ton emploi. Ton permis B ne saute pas du jour au lendemain : la libre circulation protège le chercheur d’emploi. Mais un chômage involontaire de plus de 12 mois consécutifs peut limiter ton premier renouvellement à 1 an. Inscris-toi vite à l’ORP (office régional de placement) : le statut de demandeur d’emploi enregistré protège ton droit au séjour.

Les pièges qui coûtent cher (vus sur le terrain)

Payer un permis pour un job de moins de 3 mois. L’annonce en ligne suffit et elle est gratuite. Vérifie la durée exacte de ton contrat avant de payer CHF 65.

S’annoncer en retard. 14 jours à Genève, 8 jours dans le canton de Vaud. Au-delà, tu t’exposes à des ennuis administratifs, et surtout tu retardes tout le reste : sans annonce, pas de permis ; sans permis (ou attestation de dépôt), les régies, les banques et certains employeurs freinent.

Oublier l’attestation de logement. Le formulaire AL du logeur à Genève est LE document que les jeunes en coloc oublient. Dossier incomplet = délai qui repart.

Confondre permis et affiliation LAMal. Ton permis règle ton droit de séjour, pas ton assurance maladie. Tu as 3 mois dès l’arrivée pour t’affilier à une caisse LAMal, avec effet rétroactif au premier jour (primes rétroactives comprises). Ce point mérite un article entier : voir le pilier S’installer en Suisse et notre guide de l’assurance maladie du nouvel arrivant.

Rester en L quand on a droit au B. CDD transformé en CDI, missions cumulées au-delà de 12 mois : demande le changement de statut. Le permis B ouvre le renouvellement 5 ans, facilite le logement et la banque.

Laisser filer les 5 ans sans demander le C. Le permis C n’arrive pas tout seul dans ta boîte aux lettres. Note la date de tes 5 ans de séjour et fais la demande. À Genève, vu le délai d’environ 12 mois pour un C anticipé, anticipe large.

FAQ : tes questions sur les permis en Suisse

Quelle est la différence entre le permis B et le permis L en Suisse ?

La différence tient à la durée de ton contrat de travail : le permis L couvre les contrats de 3 à 12 mois, le permis B les CDI et les contrats d’au moins 12 mois. Selon le Secrétariat d’État aux migrations (sem.admin.ch), le permis L est valable pour la durée du contrat et peut être prolongé jusqu’à 12 mois au total, tandis que le permis B est valable 5 ans et se renouvelle par tranches de 5 ans. Au quotidien, le permis B est nettement plus confortable : les régies immobilières et les banques le préfèrent, et il ouvre le regroupement familial. Si ton CDD devient un CDI, demande le changement de statut L vers B sans attendre l’échéance de ton permis (CHF 65 à Genève selon le tableau des taxes OCPM). Les deux permis donnent les mêmes droits de base : travailler, changer d’employeur librement et t’affilier aux assurances sociales suisses.

Comment obtenir un permis de travail en Suisse quand on est Français ?

En tant que Français, tu bénéficies de la libre circulation : il te suffit d’un contrat de travail auprès d’un employeur suisse, le permis est un droit et non une faveur soumise à quota. D’après le SEM (sem.admin.ch), un contrat de 3 à 12 mois donne un permis L, un CDI ou un contrat d’au moins 365 jours donne un permis B valable 5 ans, et un contrat de moins de 3 mois par année civile ne demande aucun permis, juste une annonce en ligne faite par l’employeur. La démarche se fait dans ton canton d’installation : en ligne auprès de l’OCPM à Genève, au contrôle des habitants de ta commune dans le canton de Vaud. Compte CHF 65 à Genève pour une première demande et un délai moyen de 6 à 8 semaines, sachant que tu peux commencer à travailler dès l’envoi du dossier complet.

Comment faire une demande de permis B à Genève ?

La demande de permis B à Genève se fait en ligne auprès de l’OCPM, via la démarche unique d’annonce d’arrivée et de première demande d’autorisation de séjour, accessible sur ge.ch même depuis l’étranger. Tu dois t’annoncer entre 30 jours avant et 14 jours après ton arrivée, et déposer la demande avant de commencer à travailler. Selon ge.ch, le dossier d’un salarié UE/AELE comprend le formulaire M signé par l’employeur, une copie couleur de ta pièce d’identité et une copie de ton bail ou l’attestation du logeur (formulaire AL) si tu es hébergé. Une fois le dossier complet envoyé, tu peux commencer ton activité sans attendre la décision, sauf profession réglementée. La taxe est de CHF 65 pour un adulte UE/AELE et le délai moyen publié par l’OCPM est de 6 à 8 semaines pour une première demande de permis de travail.

Combien coûte un permis de séjour à Genève ?

Pour un adulte ressortissant UE/AELE, la première demande de permis B ou L coûte CHF 65 à Genève, tout comme la prolongation, le permis frontalier G et le changement d’employeur d’un frontalier. Ces montants viennent du tableau officiel des taxes et émoluments de l’OCPM (ge.ch, état janvier 2026). Le passage au permis C (changement de statut B vers C) coûte CHF 105, le changement de canton CHF 40, et le changement d’adresse dans le canton est gratuit (CHF 25 si une nouvelle carte biométrique doit être produite). Les ressortissants d’États tiers paient davantage, car leur titre de séjour est biométrique : CHF 137 pour une première demande de permis B et CHF 120 pour un permis G. Les moins de 18 ans paient environ la moitié des taxes adultes. À noter : l’annonce en ligne pour une activité de moins de 3 mois est gratuite.

Quel est le délai pour obtenir un permis B ou un permis G ?

À Genève, l’OCPM publie ses délais moyens : 6 à 8 semaines pour une première demande de permis de travail UE/AELE (permis B ou L), environ 3 mois pour un permis frontalier G et environ 3 mois pour un renouvellement (délais publiés sur ge.ch, mise à jour du 6 juillet 2026). Ces délais valent pour un dossier complet : chaque document manquant relance l’attente. Point rassurant : pour un salarié UE/AELE avec un contrat de plus de 4 mois, tu n’attends pas le permis pour travailler, l’activité peut débuter dès l’envoi du dossier complet à l’OCPM. En attendant la carte, tu peux commander sur ge.ch une attestation confirmant qu’une demande de permis est déposée, généralement acceptée par les régies, les banques et les employeurs. Pour le canton de Vaud, aucun délai moyen officiel n’est publié ; la demande passe par ta commune puis par le SPOP.

Qui a droit au permis frontalier G et comment l’obtenir ?

Le permis G s’adresse aux personnes domiciliées dans un pays UE/AELE qui travaillent en Suisse et rentrent à leur domicile principal au moins une fois par semaine. Selon le SEM (sem.admin.ch), les anciennes zones frontalières ont été supprimées : tu peux habiter n’importe où en France et travailler n’importe où en Suisse. Le permis G est valable 5 ans si ton contrat est un CDI ou dure plus d’un an, sinon il couvre la durée du contrat ; en dessous de 3 mois d’activité par année civile, une simple annonce en ligne suffit. À Genève, un ressortissant UE/AELE dépose lui-même sa demande auprès de l’OCPM (l’employeur s’en charge pour un ressortissant d’État tiers), pour une taxe de CHF 65 et un délai moyen d’environ 3 mois. Une fois le permis obtenu, ta vraie décision arrive : le droit d’option entre la LAMal et la CMU, à exercer dans les 3 mois.

Peut-on changer d’employeur avec un permis B, L ou G ?

Oui, si tu es ressortissant UE/AELE : la mobilité professionnelle est garantie par l’Accord sur la libre circulation des personnes, tu peux donc changer d’employeur, de métier ou de canton sans demander une nouvelle autorisation de travail. Avec un permis G frontalier, cette mobilité vaut aussi, mais le changement d’employeur se déclare à l’office cantonal ; à Genève, l’OCPM facture CHF 65 pour le changement professionnel d’un frontalier UE (tableau des taxes OCPM). La situation est différente pour les ressortissants d’États tiers : leur autorisation reste liée à des conditions et un changement d’emploi passe par une nouvelle procédure. Autre cas à connaître, cité par le SEM : si tu perds ton emploi avec un permis B, ton droit au séjour ne disparaît pas, mais un chômage involontaire de plus de 12 mois consécutifs peut limiter ton premier renouvellement à un an. Inscris-toi rapidement à l’ORP pour protéger tes droits.

Quand peut-on obtenir le permis C en Suisse ?

Un ressortissant français peut demander le permis C d’établissement après 5 ans de séjour régulier et ininterrompu en Suisse. Ce délai de 5 ans vaut pour les pays ayant une convention d’établissement avec la Suisse (dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique et les pays AELE), contre 10 ans pour les autres ressortissants UE, selon le SEM (sem.admin.ch). Le permis C change concrètement ta vie administrative : droit de séjour illimité et sans condition, fin de l’impôt à la source au profit de la taxation ordinaire avec accès à toutes les déductions, et dossier nettement plus solide face aux banques pour un crédit ou une hypothèque. La demande se fait auprès du canton (OCPM à Genève, SPOP dans le canton de Vaud) ; à Genève, le changement de statut B vers C coûte CHF 105 et le permis C anticipé affiche un délai moyen d’environ 12 mois : anticipe la démarche.

On fait le point sur ta situation ?

Permis, LAMal dans les 3 mois, impôt à la source, subsides auxquels tu as droit sans le savoir : les premières semaines en Suisse sont une avalanche de démarches, et chaque erreur se paie pendant des années. Conseil Jeunes accompagne environ 300 jeunes par mois en Suisse romande sur exactement ces sujets.

Réserve ta séance d’information gratuite. On regarde ta situation (permis, assurance, impôts, subsides) et tu repars avec un plan clair.

Sources officielles

Dernière vérification des chiffres : juillet 2026. Les taxes et délais cités sont ceux publiés par l’OCPM (Genève) début 2026.

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