Publié le 17 septembre 2026 · Mis à jour le 19 septembre 2026
Tu as signé. Le contrat fait trois pages, tu l’as lu une fois en diagonale, et la seule ligne que tu as vraiment regardée, c’est le salaire. C’est normal, et c’est aussi là que les ennuis commencent.
Parce qu’en droit suisse du travail, ta protection ne s’allume pas le jour de ta signature. Elle s’allume par morceaux, à des dates différentes, et personne ne te prévient. Trois compteurs tournent en parallèle dans ton dos : le délai avec lequel on peut te mettre dehors, la période pendant laquelle un licenciement serait nul, et la durée pendant laquelle ton salaire continue si tu tombes malade. Les trois démarrent à des moments différents.
La réponse courte, pour un CDI ordinaire. Pendant le temps d’essai, on peut te licencier avec sept jours de préavis, n’importe quand, y compris si tu es malade. Pendant tes trois premiers mois, tu n’as en principe aucun droit au salaire en cas de maladie. Et la protection qui rend un licenciement nul ne commence qu’à la fin du temps d’essai, pour 30 jours la première année.
Tout ce qui suit est tiré du Code des obligations dans sa version en vigueur au 1er janvier 2026, avec l’article et l’alinéa à chaque fois, et de la jurisprudence du Tribunal fédéral. Pas d’approximation : sur ce sujet, une phrase floue peut coûter un mois de salaire.
Ce que ta signature déclenche vraiment
Un CDI, en Suisse, c’est un contrat de durée indéterminée que chacune des deux parties peut résilier (art. 335 al. 1 CO). Il n’y a pas de motif à fournir pour licencier, sauf si tu le demandes : la partie qui donne le congé doit alors motiver sa décision par écrit (art. 335 al. 2 CO).
Ce que la signature déclenche vraiment, ce sont trois horloges indépendantes :
- Le délai de congé, qui dit avec combien de préavis on peut te mettre dehors.
- La protection contre le licenciement en temps inopportun, qui dit à partir de quand un congé donné pendant une maladie est purement et simplement nul.
- Le maintien du salaire, qui dit combien de temps tu continues d’être payé si tu ne peux pas travailler.
La plupart des gens croient que ces trois choses commencent le premier jour et qu’elles sont liées. Elles ne le sont pas.
Les trois compteurs de ton CDI, année par année
On appelle ça ici les trois compteurs du CDI. Voici le tableau complet pour un contrat soumis au Code des obligations, sans convention collective plus généreuse, avec l’échelle bernoise qui est celle appliquée en Suisse romande.
| Ancienneté | Délai de congé (art. 335c al. 1 CO) | Protection maladie (art. 336c al. 1 let. b CO) | Salaire maintenu (art. 324a CO, échelle bernoise) |
|---|---|---|---|
| Temps d’essai | 7 jours, à tout moment | aucune | aucune avant 3 mois de contrat |
| 1re année, après l’essai | 1 mois, pour la fin d’un mois | 30 jours | 3 semaines |
| 2e année | 2 mois | 90 jours | 1 mois |
| 3e année | 2 mois | 90 jours | 2 mois |
| 4e année | 2 mois | 90 jours | 2 mois |
| 5e année | 2 mois | 90 jours | 3 mois |
| 6e à 9e année | 2 mois | 180 jours | 3 mois |
| Dès la 10e année | 3 mois | 180 jours | l’échelle continue de progresser |
Ce tableau se lit de travers plutôt que de haut en bas.
Les compteurs ne changent pas de palier aux mêmes années. La protection maladie passe à 180 jours à la sixième année, le délai de congé passe à trois mois seulement à la dixième, et le salaire maintenu grimpe à trois mois dès la cinquième. Il n’y a aucune logique commune : ce sont trois régimes juridiques différents qu’on a empilés.
La colonne de droite est la plus fragile. Les durées de l’échelle bernoise sont un minimum légal qui s’applique quand ton employeur n’a rien prévu de mieux. Si l’entreprise a une assurance perte de gain, tu touches en général 80 % de ton salaire bien plus longtemps, souvent autour de deux ans. C’est la question la plus rentable à poser avant de signer, et on y revient plus bas.
La première ligne est celle qui surprend tout le monde. Pendant le temps d’essai, les trois compteurs sont à zéro en même temps.
Le temps d’essai : un mois par défaut, trois au maximum
Par défaut, le temps d’essai correspond au premier mois de travail, et pendant cette période chacune des parties peut résilier le contrat à tout moment moyennant un délai de congé de sept jours (art. 335b al. 1 CO).
Ce défaut se modifie. Un accord écrit, un contrat-type ou une convention collective peuvent prévoir autre chose, mais le temps d’essai ne peut jamais dépasser trois mois (art. 335b al. 2 CO). Si ton contrat prévoit six mois d’essai, cette clause est contraire à la loi.
Un détail que presque personne ne connaît : si pendant le temps d’essai ton travail est interrompu par une maladie, un accident ou une obligation légale que tu n’as pas demandée, le temps d’essai est prolongé d’autant (art. 335b al. 3 CO). Deux semaines de grippe pendant un essai de trois mois, et ton essai se termine deux semaines plus tard. Tu restes donc deux semaines de plus sous le régime des sept jours de préavis.
Le trou des trois premiers mois : malade et pas payé
Voici le point que la plupart des jeunes découvrent au pire moment.
L’art. 324a al. 1 CO oblige l’employeur à te verser ton salaire quand tu es empêché de travailler sans faute de ta part, « dans la mesure où les rapports de travail ont duré plus de trois mois ou ont été conclus pour plus de trois mois ».
La tentation est de se dire qu’un CDI est par définition conclu pour plus de trois mois, donc que la condition est remplie dès le premier jour. Le Tribunal fédéral ne le voit pas comme ça. Dans l’arrêt ATF 126 III 75, il juge que pour un contrat de durée indéterminée, les trois premiers mois donnent droit au salaire uniquement lorsque le délai de congé convenu est supérieur à trois mois, parce que c’est seulement dans ce cas que le contrat est réellement conclu pour plus de trois mois.
Traduis ça dans ta situation. Ton CDI prévoit un délai de congé d’un mois la première année, comme la quasi-totalité des contrats. Tu tombes malade trois semaines au deuxième mois. L’art. 324a ne s’applique pas encore. Sans assurance perte de gain dans l’entreprise et sans clause plus favorable, ton employeur ne te doit rien.
Ce qui bouche ce trou, ce n’est pas la loi, c’est le contrat de ton employeur. Si l’entreprise a une assurance perte de gain maladie, elle couvre en général dès le début des rapports de travail, selon ses propres conditions. Si une convention collective s’applique à ton secteur, elle impose souvent une couverture. Et l’art. 324a al. 4 CO autorise expressément un accord écrit, un contrat-type ou une convention collective à déroger au régime légal, à condition d’accorder des prestations au moins équivalentes.
La question à poser avant de signer tient en une phrase : est-ce que l’entreprise a une assurance perte de gain maladie, à partir de quel jour elle paie, et à quel pourcentage. Ce que cette ligne représente sur ta fiche de paie et ce qu’elle t’apporte réellement, on l’a détaillé dans notre page sur la cotisation IJM.
Après l’essai : la protection qui rend un licenciement nul
Une fois le temps d’essai terminé, un vrai bouclier s’active. L’art. 336c al. 1 let. b CO interdit à l’employeur de résilier ton contrat pendant une incapacité de travail totale ou partielle due à une maladie ou un accident dont tu n’es pas fautif, et cela durant 30 jours au cours de la première année de service, 90 jours de la deuxième à la cinquième, et 180 jours à partir de la sixième.
Le mot important est dans l’alinéa 2 : le congé donné pendant une de ces périodes est nul. Pas contestable, pas indemnisable : nul. Il n’a jamais existé juridiquement, et ton contrat continue.
Et si le congé a été donné avant ta maladie, alors que le délai n’avait pas encore expiré, ce délai est suspendu et ne recommence à courir qu’après la période de protection (art. 336c al. 2 CO). Un licenciement notifié fin janvier pour fin février, suivi d’un arrêt de trois semaines en février, ne se termine pas fin février.
Ces mêmes règles couvrent la grossesse et les seize semaines qui suivent l’accouchement, ainsi que le service militaire, civil ou de protection civile (art. 336c al. 1 let. a et c CO).
Retiens la frontière : cette protection existe après le temps d’essai, et pas pendant. Un arrêt maladie pendant l’essai ne te protège d’aucun licenciement.
Pendant l’essai : ce qui vaut aussi dans l’autre sens
Le temps d’essai n’est pas à sens unique, et plusieurs questions reviennent systématiquement.
Si c’est toi qui veux partir. L’art. 335b al. 1 CO parle de « chacune des parties ». Le délai de sept jours joue donc à l’identique dans les deux sens : tu peux démissionner avec sept jours, sans motif, et sans devoir attendre la fin d’un mois. C’est la contrepartie du risque que tu prends, et c’est souvent oublié par les jeunes qui se croient coincés dans un poste qui ne leur convient pas.
Le samedi. Une échéance qui tombe un dimanche ou un jour férié est reportée de plein droit au premier jour non férié qui suit (art. 78 al. 1 CO), et pour les délais légaux de droit fédéral le samedi est assimilé à un jour férié (loi fédérale sur la supputation des délais comprenant un samedi, RS 173.110.3). Un délai de sept jours qui se terminerait un samedi glisse donc au jour ouvrable suivant.
La grossesse. La protection de l’art. 336c couvre la grossesse et les seize semaines qui suivent l’accouchement, mais elle s’applique, comme le reste de cet article, après le temps d’essai. Pendant l’essai, une travailleuse enceinte n’est pas protégée par cette disposition. Un licenciement resterait attaquable comme discriminatoire sur un autre fondement, mais pas nul au sens de l’art. 336c.
Les vacances. Le droit aux vacances court dès le premier jour, simplement au prorata : les vacances sont fixées proportionnellement à la durée des rapports de travail lorsque l’année de service n’est pas complète (art. 329a al. 3 CO). Un essai qui se termine mal ne fait donc pas disparaître les jours acquis, qui se paient en fin de contrat.
Le certificat de travail. Tu peux le demander en tout temps, y compris après un essai qui n’a pas abouti, et il porte sur la nature et la durée des rapports de travail ainsi que sur la qualité de ton travail et ta conduite (art. 330a al. 1 CO). Si tu préfères éviter une appréciation, tu peux exiger expressément un certificat simple, limité à la nature et à la durée (art. 330a al. 2 CO). C’est souvent le bon choix après un essai écourté.
Le salaire. Celui de l’essai est celui qui figure dans ton contrat. Un employeur ne peut pas le baisser unilatéralement au motif que tu serais encore à l’essai : il faudrait que le contrat l’ait prévu noir sur blanc dès le départ.
Combien de temps ton salaire continue si tu tombes malade
Passés les trois mois, l’art. 324a al. 2 CO fixe la durée : l’employeur paie le salaire de trois semaines pendant la première année de service, puis, ensuite, le salaire pour une période plus longue fixée équitablement selon la durée des rapports de travail.
Cette formule vague a été tranchée par les tribunaux, qui ont construit trois barèmes régionaux, dits échelle bernoise, échelle zurichoise et échelle bâloise. C’est l’échelle bernoise qui s’applique en Suisse romande. D’après la fiche de la Ville de Lausanne sur l’empêchement du travailleur, elle couvre un mois dans la deuxième année de service, deux mois de la troisième à la quatrième, et trois mois de la cinquième à la neuvième.
Les tribunaux ont ensuite précisé comment ce crédit se compte, et ces précisions se trouvent rarement réunies au même endroit :
Le crédit se compte par année de service et non par année civile, et l’année de service commence à la prise effective du travail. Le crédit couvre l’ensemble de tes absences de l’année, pas chaque absence séparément, et il ne se reporte pas d’une année sur l’autre.
Tu gardes le crédit entier de l’année de service même si ton contrat prend fin en cours d’année (arrêt du Tribunal fédéral 4A_215/2011, consid. 4.2).
Le crédit ne se prolonge pas en cas d’incapacité partielle (arrêt 4C_293/2004, consid. 2.3). Si tu es arrêté à 50 % pendant ta première année, tu n’as pas droit à six semaines : le Tribunal fédéral raisonne en crédit de temps et non en crédit d’argent. Trois semaines de calendrier restent trois semaines.
L’empêchement doit être non fautif. L’abus d’alcool, la consommation de drogue ou un comportement pénalement répréhensible excluent le droit au salaire. En revanche, une blessure lors d’une activité sportive n’est pas fautive, y compris pour un sport à risque.
Ce que « salaire » veut dire exactement quand tu es arrêté
Quand la loi dit que l’employeur verse « le salaire », elle ne parle pas seulement du montant de base. Le salaire dû doit correspondre à ce que tu aurais réellement touché en travaillant.
Sont inclus la part mensuelle du 13e salaire (arrêt du Tribunal fédéral 4C.290/2004, consid. 4.3), les allocations familiales, les augmentations de salaire intervenues entre-temps, et les indemnités pour le travail de nuit, du dimanche ou des jours fériés lorsque ce travail est habituel.
Sont exclus les gratifications versées à bien plaire et les indemnités destinées à couvrir des frais, comme les indemnités de repas ou de déplacement, qui ne rémunèrent pas ton travail.
Si tu veux savoir à quoi correspond chaque ligne de ton décompte, tout est expliqué dans notre page sur la fiche de salaire suisse.
Les clauses à relire avant de signer
| Ce que tu lis dans le contrat | Ce que dit la loi | Base légale |
|---|---|---|
| Temps d’essai de 6 mois | Impossible, le maximum absolu est de 3 mois | art. 335b al. 2 CO |
| Délai de congé de 3 mois pour toi, 1 mois pour l’employeur | Les délais doivent être identiques, sinon le plus long s’applique aux deux | art. 335a al. 1 CO |
| Aucune mention d’assurance perte de gain | Aucune loi n’oblige l’employeur à en avoir, hors convention collective | art. 324a al. 4 CO |
| 3 semaines de vacances | Minimum 4 semaines, et 5 jusqu’à 20 ans révolus | art. 329a al. 1 CO |
| « Le salarié renonce à toute prétention » | Nulle pour les créances impératives, pendant le contrat et le mois qui suit | art. 341 al. 1 CO |
| Délai de congé inférieur à 1 mois la 1re année | Possible uniquement par convention collective | art. 335c al. 2 CO |
La clause de renonciation est la plus sournoise parce qu’elle a l’air anodine. L’art. 341 al. 1 CO prévoit que tu ne peux pas renoncer aux créances qui découlent de dispositions impératives de la loi ou d’une convention collective, ni pendant le contrat ni durant le mois qui suit sa fin. Une signature au bas d’un solde de tout compte ne vaut donc rien pour ces créances-là.
La ligne des vacances est celle qui rapporte le plus vite. Le minimum est de quatre semaines par année de service, et de cinq semaines jusqu’à l’âge de 20 ans révolus (art. 329a al. 1 CO). Un contrat à trois semaines est simplement illégal.
Ce que ton employeur doit te donner par écrit
Pour un contrat de durée indéterminée ou de plus d’un mois, l’employeur doit t’informer par écrit, au plus tard un mois après le début des rapports de travail (art. 330b al. 1 CO), sur cinq points précis : le nom des parties, la date de début, ta fonction, le salaire et les éventuels suppléments, et la durée hebdomadaire du travail.
Et si l’un de ces éléments change en cours de route, la modification doit t’être communiquée par écrit au plus tard un mois après qu’elle a pris effet (art. 330b al. 2 CO).
Autrement dit, un accord purement oral sur ton salaire ou ton taux d’activité n’est pas conforme. Si tu n’as rien reçu après un mois, demande-le par écrit, et garde une trace de ta demande.
Si on te licencie : les gestes et leurs délais
Si tu penses que ton congé est abusif, la procédure est courte et se périme vite.
Tu dois d’abord faire opposition au congé par écrit auprès de ton employeur, au plus tard jusqu’à la fin du délai de congé (art. 336b al. 1 CO). C’est la condition d’entrée : sans opposition écrite dans ce délai, tout le reste tombe.
Si l’opposition est valable et que vous ne vous entendez pas pour maintenir le contrat, tu dois ensuite agir en justice dans les 180 jours à compter de la fin du contrat, sous peine de péremption (art. 336b al. 2 CO).
L’indemnité est fixée par le juge et ne peut pas dépasser six mois de salaire (art. 336a al. 2 CO). Ce n’est pas un salaire de remplacement, c’est une sanction.
Et n’oublie pas le levier le plus simple : tu peux exiger que l’employeur motive son congé par écrit (art. 335 al. 2 CO). Une motivation écrite est souvent ce qui révèle si un licenciement est attaquable.
Les trois compteurs appliqués à Julie, 24 ans
Julie signe un CDI à Lausanne le 1er mars. Temps d’essai d’un mois, délai de congé d’un mois la première année, pas de convention collective.
Le 12 mars, elle se casse le poignet. Elle est dans son temps d’essai. Aucune protection contre le licenciement, puisque l’art. 336c ne s’applique qu’après l’essai. Aucun droit au salaire non plus, puisqu’on est loin des trois mois et que son délai de congé n’excède pas trois mois. Son employeur peut la licencier avec sept jours de préavis, arrêt de travail ou pas. Son seul filet possible est l’assurance perte de gain de l’entreprise, si elle existe. Son temps d’essai est par ailleurs prolongé de la durée de son absence.
Le 12 septembre, même scénario. Elle est dans sa première année de service, mais l’essai est fini et les trois mois sont largement dépassés. Un licenciement pendant son arrêt serait nul, et elle est couverte pendant 30 jours à ce titre. Son employeur lui doit trois semaines de salaire, treizième compris au prorata. Si elle retombe malade deux mois plus tard, son crédit de trois semaines est déjà consommé pour l’année de service en cours.
Le 12 mars de l’année suivante, elle entre dans sa deuxième année de service. Le délai de congé passe à deux mois, la protection à 90 jours, et son crédit salaire à un mois. Un nouveau crédit s’ouvre, mais l’ancien non utilisé ne se reporte pas.
Comment citer cette page
Si tu reprends le tableau, la source à citer est : Conseil Jeunes, Les trois compteurs du CDI suisse, conseil-jeunes.ch/cdi-suisse-periode-essai-maladie. Dispositions tirées du Code des obligations (RS 220) dans sa version consolidée au 1er janvier 2026 ; durées de l’échelle bernoise d’après la fiche « Empêchement du travailleur » du service de protection des travailleurs de la Ville de Lausanne ; jurisprudence du Tribunal fédéral citée par numéro d’arrêt.
Journalistes, enseignants, associations d’étudiants et services RH : le tableau est libre de reprise avec ce crédit et un lien.
Questions fréquentes
Viens avec ton contrat, on le lit avec toi
Un contrat de travail suisse tient en trois pages et se joue sur six lignes. Le temps d’essai, le délai de congé, l’existence d’une assurance perte de gain, les vacances, le treizième salaire et le taux d’activité. Le reste est souvent du remplissage.
Si tu viens de signer, si tu hésites entre deux offres, ou si tu as reçu un contrat qui te semble bizarre sur l’une de ces lignes, ça vaut la peine de le faire relire avant de le signer plutôt qu’après. Nos séances d’information sont gratuites, et on accompagne environ 300 jeunes par mois en Suisse romande.
Bases légales vérifiées dans le Code des obligations (RS 220), état au 1er janvier 2026.
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